Différentes modalités de vol[1].

Publié le Samedi 4 septembre 2010

De toute évidence, le vol de l’oiseau emprunte beaucoup à l’aéronautique. Ou est-ce le contraire?

Dans ces conditions, que peut-on dire des prouesses telles que celles réalisées par le Colibri capable d’accélération foudroyante, de changements de direction instantanés, de vol sur place ou à reculons… Exploits dépassants largement ceux de l’hélicoptère!  

 On distingue trois catégories de vol : le vol à voile, le vol plané et le vol battu.

 Dans le VOL À VOILE (vol parachutal), l’oiseau se laisse tomber. Il peut quitter un point d’appui fixe mais il peut aussi se laisser tomber inopinément en chute libre. Dans tous les cas, la chute est ralentie par les ailes tendues et elle est presque complètement verticale. Ce vol est une activité qui demande peu d’énergie.

 Dans le VOL PLANÉ (vol porté), l’oiseau glisse sur l’air alors que ses ailes sont déployées. Les oiseaux dont la surface des ailes est relativement importante par rapport au reste du corps sont favorisés dans cette catégorie. Ce vol est aussi une activité qui nécessite une dépense restreinte d’énergie car, pour le réaliser, il s’agit de maintenir les ailes rigides.

 Dans le VOL BATTU,  la surface étalée de l’aile est utilisée  pour soutenir l’oiseau dans l’air mais aussi pour lui permettre d’avancer. Ce vol est actif, il demande une très forte dépense d’énergie. Quand les ailes sont horizontales, l’oiseau les dirige vers le bas, pour s’appuyer en quelque sorte sur l’air. Durant cette phase, son corps s’élève légèrement et est propulsé vers l’avant. Puis l’oiseau replie plus ou moins les ailes, tout en les relevant. Durant cette phase, elles ne servent pas à la propulsion et l’oiseau avance grâce à la vitesse acquise. Quand elles sont au plus haut, elles ne se rejoignent pas mais forment un «V» ouvert. Puis l’oiseau les dirige de nouveau vers le bas en les étalant, s’appuyant de nouveau sur l’air et se propulsant.[i] 

 Mais dans les faits, ce sont  toutes ces modalités qui sont utilisées par l’oiseau ; par exemple le vol plané permet le repos en interrompant un instant l’activité musculaire, le vol battu permet de décoller, d’atterrir ou de rejoindre une colonne d’air ascendant alors que le vol à voile permet de changer rapidement d’altitude. D’ailleurs, cette énumération manque de nuances! Par exemple, on pourrait y inclure le cas des colibris qui volent sur place (vol stationnaire) et qui reculent (rétropropulsion). Faisant référence à la vitesse spectaculaire de battement des ailes, ce type de vol se nomme vol vibré.

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Colibri à gorge rubis

 Les oiseaux présenteront différentes adaptations des ailes qui leur permettent d’exceller dans une catégorie de vol plutôt que dans une autre. Évidemment, pour autoriser le vol il y a aussi la question de la force musculaire, de la disposition des muscles et de la physiologie! Ces thèmes seront développés dans d’autres articles à venir.

 Le Grand héron montre dans cette série de photos qu’en phase de décollage, l’effort musculaire est énorme. Il doit arracher son corps à l’attraction terrestre, lui donner une vitesse suffisante et se maintenir en l’air. Le Grand héron est un très grand échassier pouvant mesurer jusqu’à 1,3 m de haut!

 Les canards prennent de la vitesse pour se soulever en courant sur l’eau.

Les bécasseaux et les chevaliers, oiseaux au vol rapide, ont des ailes étroites et pointues permettant une meilleure pénétration dans l’air.

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Petits Chevaliers




Divers vols, décollages et descentes….




[1] Cet article fait partie d’une série dont les autres sujets seront publiés ultérieurement. Inscrivez-vous au fil RSS pour ne pas les manquer!



[i] Vincent Albouy, La vie des oiseaux, Flammarion, Paris,  2005, 144 pages.

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